Biographie

Formation  
1965-1970 Ecole supérieure des Beaux-arts à Francfort-sur Main (Allemagne)
1977 Installation en France à Signes, dans le Var et à Porquerolles
1990 Installation à Najac dans l’Aveyron.
Création d’une école de peinture et organisation des expositions d’art contemporain à la Maison de la Fontaine à Najac (Galerie municipale) pour de nombreux artistes français et étrangers.
 
Oeuvres collection publique
  Musée d’art moderne et contemporain à Cordes sur Ciel
Ville de Bandol
Ville de Nice
 
Film  
2006 Spiegel der Begegnung, Film documentaire de 32 min
   
Livre  
2006

 

collectif

2006-2016

2016

Sortie du livre d’art « Peintures » en 3 langues

 

 

collectif du Pont des Arts à Marcillac/Vallon

collectif de l’association culturelle LA BORIE DES ARTS à Villefranche – de -Rouergue

Yuta Strega

» concertos », « visions », « trans-lucide », « résonnances », « autodafé », « le chant », « silenzio»

 

En 2010 naissent sous le pinceau de Yuta Strega les concertos inspirés, entre autres, de Bach, Brahms. L’artiste travaille sur la correspondance entre la musique et la peinture, l’une et l’autre caractérisées par la composition de couleurs, d’accords, de pauses et de variations. Avec son pinceau, la baguette du chef d’orchestre, elle dirige le dialogue pictural entre soliste et orchestre, la surface-partition où se succèdent mouvement vif, mouvement lent (le lied), mouvement rapide (le rondo).

2011-2012 sont les années des visions, perceptions du monde extérieur, représentations en esprit et imaginaires, exploratoires du passé, du présent, du futur. Les visions permettent des interventions méditatives dans les champs personnels, politiques, universels, la peinture n’étant pas liée à l’objet mais à la pensée.

2013 sera l’année de la trans-lucidité. Devant la surface blanche, l’artiste en quête perpétuelle d’une lucidité qui est claire-voyance, ne cesse de se poser les mêmes questions ontologiques : où va le monde ? où allons-nous ? Lors, elle explore l’infini nuancier qui réunit les noirs, les blancs et les gris, gris dans lesquels elle peut fondre des terres de Sienne pour donner à ces derniers de la chaleur ; avec pour matériaux de base de la poudre de graphite mêlée à un médium acrylique. Ces trans-lucides ont pour origine un grand nombre d’aquarelles traitées à la gomme arabique pour leur donner de la transparence. Bien sûr, un tableau a des limites physiques (240 cm x 240 cm pour plusieurs de cette série), mais l’artiste ne veut pas en rester à cet espace clos et travaille les traits, les surfaces en suggérant une continuité, une transsubstantiation hors de celui-ci.

Il faudrait pouvoir entrer souvent, pendant les semaines, les mois de création d’un tableau, dans l’atelier de Yuta Strega et la regarder faire. Son acte pictural est physique. Sa peinture est le prolongement charnel de son corps. Respiration, gestuelle sortent de sa poitrine, de son épaule, de son bras. Au début, le châssis tendu de blanc est posé à plat sur le sol. L’artiste trace, macule, enduit. Noircit, blanchit, grise, nuance infiniment. Puis monte souvent sur un escabeau pour contempler de haut l’œuvre en cours de gestation, la voir en perspective, en ausculter la profondeur. Vient le travail horizontal, le regard horizontal. Yuta Strega compare sa démarche à celle d’un équilibriste qui marche sur la pointe des pieds. Sa pratique exige des journées et des journées de travail pour trouver l’équilibre du tableau, celui que le regardeur, se faisant acteur, accroche à un mur, l’en décroche, s’en approche, s’en éloigne, y revient.

Faut-il encore parler après cela de sujets ? Pour la commodité, Yuta Strega titre ses œuvres : concerto, vision, bien sûr, mais aussi jarre, Okham, masque, anges déchus, Tenerezza, Japon, lumen, bol, toucher, l’habillement, etc. Mais en rester aux objets, aux lieux ainsi suggérés serait une erreur, car, on l’aura compris, tout tableau de l’artiste est une construction de pensées attachées à sa mémoire.

 

L’année 2014 a pour thème: « RESONNANCES »

L’année 2015 a pour thème: « AUTODAFÉ »

 L’année 2016 sera l’année « LE CHANT’

 

Les expositions de Yuta qui se succèdent au fil des ans délivrent toujours des messages forts, en prise directe avec la violence du monde qui nous entoure. Fruits de sa méditation, ses œuvres sont le reflet de son ressenti face aux événements tragiques, un ressenti que les artistes ont le devoir de transmettre avec leur art. Au Pont des arts, en septembre, l’expo s’intitule «Le Chant», en référence à «La Marseillaise» que «la France entière a entonné à l’unisson après les attentats terroristes de l’an dernier». Yuta Strega nous fait entendre un chant silencieux, mais ses tableaux et ses sculptures crient sa douleur, sa révolte… et ses encouragements à «continuer à chanter, à inviter le monde à se lever pour dire Non !» Les yeux de ses personnages sont absents ou imperceptibles, une forme d’anonymat incitatrice à la méditation, à l’intériorisation de l’horreur de ces événements indicibles.

 

L’année 2017 est l’année « SILENZIO »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

________________________________________________________________________________________________