Presse

11 septembre 2016

Yuta Strega : le chant de la révolte

Au Pont des arts, les expos de Yuta qui se succèdent au fil des ans délivrent toujours des messages forts, en prise directe avec la violence du monde qui nous entoure. Fruits de sa méditation, ses œuvres sont le reflet de son ressenti face aux événements tragiques, un ressenti que «les artistes ont le devoir de transmettre avec leur art, insiste-t-elle». Au Pont des arts, en septembre, l’expo s’intitule «Le Chant», en référence à «La Marseillaise» que «la France entière a entonné à l’unisson après les attentats terroristes de l’an dernier». Yuta Strega nous fait entendre un chant silencieux, mais ses tableaux et ses sculptures crient sa douleur, sa révolte… et ses encouragements à «continuer à chanter, à inviter le monde à se lever pour dire Non !» Les yeux de ses personnages sont absents ou imperceptibles, une forme d’anonymat incitatrice à la méditation, à l’intériorisation de l’horreur de ces événements indicibles.

Expo à voir au Pont des arts, jusqu’au 25 septembre. Ouvert les samedis, de 15 heures à 19 heures, et les dimanches, de 11 heures à 13 heures et de 15 heures à 19 heures.

 

 

12 septembre 2015

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publié le 04 décembre 2014
La Dépêche Grand Sud
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«Je venais d’entrer en sixième, au lycée, quand j’ai rencontré mon professeur d’art plastique. Assise avec ma vieille boîte d’aquarelle, j’avais honte. Elle était toute cabossée et bariolée, mes deux frères l’avaient utilisée avant moi. Monsieur Esthar, en la voyant, s’est littéralement jeté sur ma pauvre boîte, a craché dedans, tourné ses doigts copieusement dans cette soupe et les a exhibés en criant triomphalement : ‘‘C’est ça la peinture ! ». Nous étions cloués sur nos chaises, et moi, qui aimais peindre depuis toujours, j’ai ressenti et compris ce moteur qui me transporte toujours dans mon travail artistique. Comprendre le regard que je porte sur le monde. Comprendre que le monde extérieur est porteur d’images. Que ce n’est pas uniquement la musique, la littérature, le théâtre et les grands amis qui m’entourent qui transportent une vision éclairée dans mon œuvre, mais aussi les conflits, le racisme et l’antisémitisme.» (…) Comment peindre le temps ? Celui qui passe, celui des heures, des jours, des années. L’impalpable inexorable. Comment lui donner de la matérialité ? Yuta Stréga le sait. Et le fait dans ses toutes dernières peintures en continuité de son exploration du «translucide», cette synthèse esthétique de la transparence et de la lucidité, du reflet du réel et de la quête du sens et de l’art du vivre. Yuta Stréga voyage dans l’espace et en pensée. Elle enregistre des fragments de paysages, des moments de vie, des heures de méditation ; retient les vibrations de lumière, les signatures du vent, les souffles des vivants, les griffures du temps. Vous pouvez découvrir pendant deux mois les œuvres récentes «Résonances» de 2014 et «Trans-lucide» de 2013. Vernissage ce vendredi 5 décembre, à 19 heures, à l’espace Gilbert-Alauzet. Exposition ouverte jusqu’au 1er février, en semaine du lundi au vendredi, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures. Entrée libre.

Publié le 07/08/2014 à 03:53, Mis à jour le 07/08/2014 à 09:15
Marcillac-Vallon (12)
Du 07/08/2014 au 31/08/2014

Une immersion dans le musée de Salles-la-Source./Photo DDM

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C’est au musée des Arts et Métiers traditionnels de Salles-la-Source que les artistes du collectif du Pont des Arts puisent leur inspiration tout au long de cette année pour apporter leur contribution au projet «L’Artiste et l’outil» initié par Vallon de cultures. Après Guy Sounillac, Didier Saby, Michel Cure et les étudiants des beaux-arts de Toulouse, c’est au tour de Yuta Strega de présenter les œuvres qui résultent de son immersion dans ce musée. «Ce qui m’a le plus intéressée, dit-elle, c’est le concept du temps qui passe, tout ce qui persiste depuis des siècles, en dehors de la mode, et qui nous renvoie à notre condition d’être humain, de tout petit maillon». Oui mais, peindre le temps qui passe… «et nous qui passons avec», n’est pas chose aisée ! L’artiste qui a engagé depuis longtemps une réflexion sur la terre et la pierre a été séduite par les poteries multiples et le sol pavé de la cave du musée, «piétiné par des générations successives». Son regard de peintre ne pouvait alors que s’attarder puis se poser avec délicatesse et intérêt sur ces objets témoins du temps qui passe. Les tableaux qui en résultent attestent d’une démarche pleine de douceur, matérialisée par l’utilisation de pigments naturels, mélangés d’abord avec l’œuf (tempéra) et travaillés avec de la peinture à l’huile. Et surtout, ils nous invitent à la réflexion et au questionnement, à la recherche du message existentiel que l’œuvre de Yuta Strega ne cesse de laisser transparaître.

Exposition à voir en août au Pont des Arts, le samedi de 15 heures à 19 heures et le dimanche de 11 heures à 13 heures et de 15 heures à 19 heures.

La Dépêche du Midi
MARCILLAC-VALLON EXPOS

Exposition août 2014
Pont des Arts Marcillac Vallon

Yuta Strega
Parcours croisés

Archaïques
Terre et pierre

Comment peindre le temps ? Celui qui passe, celui des heures, des jours, des années. L’impalpable inexorable. Comment lui donner de la matérialité ? Yuta Strega le sait. Et le fait dans ses toutes dernières peintures en continuité de son exploration du « translucide », cette synthèse esthétique de la transparence et de la lucidité, du reflet du réel et de la quête du sens et de l’art du vivre.
Poursuivant sa longue réflexion sur la terre et la pierre, Yuta Strega a passé des heures à regarder et s’approprier mentalement le pavement de la cave du Musée des arts et métiers traditionnels du Rouergue de Salles-la-Source, aménagé dans une ancienne filature de laine et de draps, ainsi que les poteries qui y sont exposées. Elle en a rapporté des aquarelles qui sont autant de travaux préparatoires à ses actuelles peintures.
Yuta Strega peint l’identifiable. Sur l’une, l’observateur domine deux poteries dressées sur un carrelage irrégulier. Sur une deuxième, c’est une amphore discrète qui, par sa tonalité, se prolonge dans le carrelage. Sur une troisième, on distingue des cruches renversées. Poteries et carrelage se partagent l’espace pictural, donnant de l’importance tantôt aux unes, tantôt à l’autre. Les tons sont tour à tour une alliance presque infinie de couleurs pastel ou un nuancier de gris obtenus à l’aide de poudre de graphite.
Yuta Strega travaille avec différents matériaux, y compris sur un même tableau. Les pigments naturels choisis, elle emploie, mélange, juxtapose différents médiums, l’ambre liquide, l’œuf, l’huile, distribuant ainsi la matité et / ou une discrète brillance.
Le mot dominant par lequel Yuta Strega caractérise ses mises-en-scène picturales est le mot « archaïque ». Les poteries sont des ustensiles utilisés par des générations successives : de leur usage a dépendu la survie de notre espèce. En dépend-elle encore ? Oui, les objets sont chargés du temps qui passe et de ce que nous faisons pendant ce temps. Ici, ils provoquent, par leur existence prolongée et le regard que le peintre pose sur eux, notre réflexion.

François Mathieu

Exposition Dortmund 2014

Exposition Dortmund 2014

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TERRES D’AVEYRON MARS 2013