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1ère PAGE CATALOGUE

exposition collective avril 2016

catalogue 8 €

 

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Quand bien m’aime 

CENT ET UN POEMES

Didier Mirault

Tableaux de Yuta Strega

Prix 18€

 

 

« Peintures »
Yuta Strega
2006
48 pages – 22 x 22 cm
Illustrations couleur
ISBN 10 : 2-9527323-0-2
ISBN 13 : 978-2-9527323-0-7
12€

Pour commander le livre « Peintures » de Yuta Strega, remplissez le formulaire ci-dessous.
Le livre sera expédié à réception du règlement par chèque à l’ordre de Yuta Strega, envoyé à l’adresse suivante: Le Puech des Carts – 12270 Najac.

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Extraits du livre…

« J’ai une amie peintre.
Les surfaces de Yuta offrent au regard les dépôts craquelés de multiples histoires, laissent imaginer de mystérieuses traces agglomérées dans la patine du temps. Car ce travail en couches suggère une antériorité à l’instant capté dans le tableau.
Au jeu de « si c’était », je dirais : si c’était un élément, ce serait la terre, la lenteur et la patience du travail de la terre et si c’était un vin, ce serait un bourgogne, lourd en bouche de ses années d’âge.

Les couleurs chez Yuta, sont toujours pour moi surprenantes.
Mais voilà que s’opère en moi le même recadrage intérieur qu’à l’écoute de Stravinsky : le va et vient entre la discordance et l’harmonie ouvre mes sens à un autre niveau de gamme, plus large. Ici, c’est une nouvelle accommodation oculaire qui s’élabore : plus mon regard insiste plus il peut contenir cette richesse explosive des couleurs dans l’espace et la profondeur jusqu’à ce qu’il m’apparaisse que véritablement, tout se tient et tout comble ma vue.
Une caractéristique de la peinture de Yuta est bien sa complexité qui retient le regard, l’interroge, l’attire dans ses profondeurs.

Comme dans toute oeuvre véritable, il n’y a pas ici de réponses, mais une invitation à rencontrer son propre questionnement, à travers celui du peintre. »

Claudette Chiers

« Le style de Yuta Strega est de manière moderne ou le figuratif et l’abstrait se rejoignent.Par son interprétation, c’est un miroir qui montre un reflet des choses. Tout dire à travers un signe par la simplification de combinaisons surprenantes mais équilibrées. C’est une démarche pleine de douceur dans les dessin comme dans la couleur car les couleurs se soutiennent mutuellement selon leur emplacement.
Elle sont une leçon de liberté qui permet de mieux connaître et de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. L’art étant porteur de message. »

Berthe Galeriste
amie de F.Léger

« Fenêtres du monde,
regards croisés
anthracite devant
soufre au fond
piqué dans l’air
le déchaînement est dans le ciel,
azur devant
printemps au fond
énergie dans la liqueur
la vie est sur la table.

Infini du bol
équilibre instable ou perpétuel
sur matière en fusion
les bols avancent
tels des géants, droits comme des hommes
ils poussent sur des sols d’or ou se mirent dans l’ébène
nourrices pleines ou nourrices vides,
enveloppe de vivre
la balance n’est pas juste
le don est pour demain. »

Fabienne Crouzet

« Elle peint, elle enseigne, elle voyage, elle crée un jardin, un paysage, sur la toile comme dans la vie. Sans être didactique ou dictatoriale, Yuta Strega nous ouvre le regard — ce que tout peintre qui se respecte tente de faire —, et y parvient par le jeu des contrastes, des formes et des couleurs. Ses bouteilles, combien sont-elles au juste ? Peu importe, elles sont belles. Ses fenêtres ouvrent sur l’infini sans négliger les détails du premier plan. La très jolie silhouette à la Degas qui orne une porte, contemple un intérieur mystérieux, le tableau s’intitule Regard. Quant à la série des bols, elle pourrait servir de modèle à une école des Beaux-Arts, tant est claire l’utilisation des matières pour figurer l’opaque ou la légèreté. Une leçon couleur cadeau. »

M.-R. Lefèvre. journaliste et écrivain

« Une femme sur le seuil
Elle se tient, avenante, intriguée par vos regards, écoutant vos commentaires, les analysant en direct.
Couleurs. Ô les belles couleurs ! Et ce trait net qui quelquefois se brise, vole en éclats au-dessus d’une touffe de rouge ou de jaune ou de bleu. Elle figure et défigure, elle se fait fauve mais sans rugir jamais, elle « impressionnise » pour narrer une scène de rue, un marché, un paysage serein. Elle est moderne et classique, futuriste et d’avant-hier, c’est à dire d’aujourd’hui. Il y a beaucoup de force dans son apparente douceur, beaucoup de feu dans sa sagesse, beaucoup de sentiment dans sa fausse froideur. Quelque chose en elle ramène sans cesse à un poète dont elle traduirait positivement les passions. L’écho des sanglots longs des violons de l’automne verlainiens deviendrait chez elle les rires brefs d’oisillons saoulés de printemps et d’amour. Au contraire des lyriques de plume, elle ne se grise jamais de tristesse et tient les malheurs du monde en respect : « Noli me tangere ! » Car elle refuse de faiblir devant l’adversité et ne se laisse donc jamais contaminer par le chagrin. On en discerne, quelquefois, dans l’âme sensible de ses oeuvres, là où la peinture même sèche et vernie garde des humidités charnelles. Blessures ? Bien des artistes les cultivent, Yuta préfère les surmonter pour rejoindre tout ce qui dépasse le Moi, ces régions périphériques de l’ego où réside en fait le meilleur de soi-même.
Disons-le encore : elle peint aussi pour le plaisir, comme pour se détendre, pour faire des gammes qui vont s’envoler en arpèges gracieux. Musicienne ? Sans doute mais elle appartient avant tout au genre des peintres littéraires qui écrivent avec leurs pinceaux. C’est une éditorialiste sur toile. Une politique capable d’aborder les grands thèmes, c’est-à-dire ces plaies qui saignent au flanc de l’humanité. Elle a vu la vie et la mort, les tempêtes des hommes, ces mers où se noient innocents et coupables. Mais elle sait voir aussi le soleil au-dessus des prés – nature vive ; les objets du quotidien – nature morte. La philosophie rôde aussi çà et là. Elle pense et sa peinture pense avec elle. Grand calme. Et soudain, véhémente, la voilà qui griffe ses tableaux à grands traits vifs. Colère ? Oui mais une colère aussitôt censurée parce que l’art reste l’art et qu’il ne faut pas trop le faire militer.
Ce n’est jamais l’hiver dans sa maison aux mille portes. Il y a fait toujours bon.
Il y fait toujours beau. »

Bernard Oustrières , journaliste et écrivain

« Yuta Strega, seule aujourd’hui à savoir faire jaillir des Vénus bleues d’une coupe d’or, bol en métamorphose comme tout ce qu’elle voit. »

Michel Mardore
Cinéaste

« Yuta Strega voyage dans l’espace et en pensée. Elle enregistre des fragments de paysages, des moments de vie, des heures de méditation; retient les vibrations de lumière, les signatures du vent, les souffles des vivants, les griffures du temps.
Si parfois elle se pose pour peindre un intérieur, la fenêtre est ouverte. Ouverte sur un espace qui I’appelle déjà a repartir, dans I’ espace géographique mais aussi dans I’ histoire de l’ art. car elle a acquis toutes les démarches, toutes tes techniques. Partir pour aller quérir de nouvelles impressions, de nouvelles émotions, pour provoquer des rencontres différentes, affronter de nouveaux échanges.
Je dis bien affronter, car, si en général, une grande sérénité se dégage, n’est pas absente parfois une certaine violence. C’est Ie miel et le sel de la vie.
Dans I’ exposition qu’elle nous présente, je n’ai rencontre qu’un seul tableau ou elle affronte des couleurs en contraste, Ie rouge au vert. Partout ailleurs les couleurs sont en harmonie tout comme sont en harmonie I’ abstraction apparente et la figuration sous-jacente.
Yuta Strega travaille souvent par thèmes : les bols, Ie regard, les vêtements (clothes), thèmes qui ne sont que des moyens de transport, des véhicules qu’elle emprunte pour voyager. C’est comme si elle tenait des journaux de bord dans ses différents voyages, car, et vous I’ aurez compris, si elle voyage dans I’ espace, elle voyage aussi dans Ie temps, dans les différentes cultures, dans les les différentes techniques. Car la lumière est partout, et I’ ombre la signale. C’est pourquoi Yuta Strega est, je pense, en perpétuelle recherche de moments uniques et de lumière en vibration.
Je souhaite que vous saurez vibrer avec elle. »

Jean-Gabriel Jonin

« Aujourd’hui, en 2005, en analysant pourquoi je suis resté “élève”, je trouve une réponse prétentieuse à souhait :
je suis dans l’atelier de Gustave Moreau au Beaux-Arts de Paris mais aussi celui au Bauhaus, et ceci grâce à Yuta -un rêve-
En fait au « bonheur de peindre », je retrouve Gustave Moreau dans :
-les relations au sein du groupe
-les critiques éclairées
-les préceptes d’humilité (“en art on n’est jamais sorti d’apprentissage “)
-ne se comparer qu’aux plus grands , étudier leurs oeuvres – pour construire son oeuvre.
– jouir en paix de l’amour de l’art
-le respect de l’apprentissage du vrai métier.
Paul Klee dans :
-la curiosité permanente pour des techniques nouvelles est anciennes avec une découverte appliquée
-l’étude méthodique des moyens (support, matière, couleurs, composition
-en partant de l’étude du réel, la recherche de l’inspiration.
-la vanité du combat abstraction – figuration au profit de la seule peinture et de sa propre poétique. »